biographie

Emmanuelle Gros est raconteuse, menteuse en scène et écoutante d’oiseaux sauvages !silhouette

Attirée par de nombreuses disciplines, fascinée par le cirque et curieuse de tout ce qui est lié au mouvement, elle avance un être de métamorphose qui se laisse traverser par les sujets et les formes dont elle s’empare.

Artiste et artisane, tricoteuse et triconteuse, la matière, l’étoffe, la laine de la brebis au pull-over sont des partenaires de récit pour elle. Un conte, un nez rouge, un fil de soie ou fil d’ortie, une marionnette, qui sait ce qui va finir par sortir ?

Il y a des histoires qui font autant de bien que l’appel d’un ami au bon moment.

L’aspect pédagogique est aussi un aspect capital dans son travail.

Après plusieurs formations de comédienne corporelle (Jacques Lecoq) liées au travail du corps de l’acteur, elle se forme ensuite auprès de Brigitte Cassette à différentes « techniques » de communication relationnelle et débute en 2017 une formation professionnelle sur l’Approche centrée sur la personne d’après l’enseignement de Carl Rogers où on y développe l’écoute non-directive. Des savoirs-êtres fondamentaux dans son travail de pédagogue qui enrichit ses recherches sur le travail du clown, discipline mystérieuse nous mettant en route vers le noyau de nous-mêmes.
Elle utilise ses divers apprentissages pour rechercher une forme d’authenticité dans ses prises de parole qui la relie au récit et au clown.

Ce grand mélange d’intuition et d’ancrage qu’est la présence scénique est un point de départ qu’elle cherche précieusement, pour elle et pour les autres, liant le coeur battant de l’artiste à celui du spectateur.

Pour elle, tout travail de transmission passe par la mise en place d’un environnement propice à l’ouverture et la rencontre de soi et des autres et c’est ce qu’elle s’applique à proposer lors de ses stages de (dé)formations.

Pour raconter ou être présent sur scène de manière juste (pour soi et les autres), c’est d’abord une recherche à être bien, s’autoriser et s’épanouir dans ce que l’on propose, dans ce qu’on est pleinement, c’est à dire avec nos différentes facettes et ainsi ré-uni(e)s, créer librement. Et puis bien sur, aimer profondément la matière  (conte, récit, histoires, propos) afin d’en être habité.e presque naturellement.

Plus ce que l’on raconte nous fait du bien à nous, est vrai pour nous, plus il est facile, simple et fort de le transmettre.

Parcours :

Après une adolescence imprégnée de théâtre, d’expériences de troupe, de rencontres fondatrices dans l’enseignement (Magali Hélias, Théâtre du Soleil, Guy Jacquet etc), elle s’ouvre à l’inter-culturalité franco-allemande, domaine qu’elle étudie en lorraine et en Allemagne. Sur cette même période, elle débute ses premiers ateliers en expression corporelle et lance sa propre troupe en Allemagne (et en allemand) avec laquelle elle créé deux spectacles en tant que metteuse en scène, un dont elle est l’auteur : Der Fliegender Vögelkäfig et Stimmlos , une adaptation de l’œuvre de Fabienne Swiatly.

Elle intègre ensuite une école de Théâtre du Mouvement de Jacques Lecoq à Bruxelles, la Kleine Akademie.

Elle la quittera pour commencer son apprentissage à l’École de l’acteur marionnettiste du Théâtre aux Mains Nues à Paris.

Se formera ensuite auprès de l’association Marionnette et Thérapie, dans lequel elle explore l’aspect thérapeutique des contes avec Edith Lombardi.

Et puis aussi et surtout, les images glanées au gré de ses voyages initiatiques et solitaires, à pied ou à vélo. Aujourd’hui ces expériences de voyage lui servent beaucoup pour raconter ses histoires comme une série de souvenirs mis bout à bout, le voyage d’un intime vers un autre.

Aujourd’hui, Emmanuelle écrit, conte, chantonne et manipule dans différents spectacles tous ayant une identité propre.

Adepte du voyage, elle se déplace où on l’invite avec joie, à l’autre bout de la France, de l’Europe (ou du monde). Les spectacles peuvent être traduis et joués en allemand.

Elle réside dans la ville de NANTES.

 

Un livre sur le conte qui la touche profondément : Conter de Myriam Mallié